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POURQUOI CE SITE WEB ?

       Ce site est destiné à retracer les principales actions menées par des Citoyens qui n’ont pas accepté qu’un lobby agrobusiness-politico-syndicalo…agricole essaye de leur imposer des implantations de cochonneries industrielles dans le MORVAN, et plus généralement dans le département de Saône et Loire, et même à travers toute la Bourgogne !

Le Porcher Monsieur LAMARRE, fabriquant de cochons depuis plusieurs générations à RECLESNE, a tout naturellement été choisi pour son expérience professionnelle reconnue, mais aussi pour sa détermination à faire passer ses intérêts particuliers au détriment des intérêts collectifs.

 

POURQUOI CET ENGAGEMENT ?

POURQUOI CE COMBAT ?

 

         Certainement pas parce nous sommes des « l’anti paysans primaires » : la plupart des membres de l’association ont de solides racines paysannes ; Certainement pas pour un quelconque intérêt personnel, ni pour passer une retraite paisible !

SEVE a été un « LANCEUR D’ALERTE » comme certains le font sur d’autres sujets. Cela bien évidemment est dérangeant surtout à RECLESNE, petit village agricole d’environ 300 habitants, situé à une dizaine de Km au nord d’AUTUN, très fermé (une des très rares  communes restée totalement indépendante refusant d’entrer dans une communauté de communes ou dans le PARC du MORVAN), arc bouté sur le passé et dont les nouveaux habitants n’ayant pas de famille dans le village sont encore  appelés « des irréguliers ».

Comme partout, les fermes disparaissent  très rapidement, au rythme des départs en retraite des paysans, entrainant la concentration des exploitations agricoles transformant ainsi le paysan, l’agriculteur, en chef d’entreprise ayant à gérer des centaines d’animaux et des centaines d’hectares….

 

POUR COMPRENDRE NOTRE COMBAT QUELQUES RAPPELS NECESSAIRES POUR LES NON INITIES !

 

 

 

 

Un peu d’histoire pour comprendre

 

 

 

 

 

 

Ce « modèle » de porcheries est venu de Hollande. C'est au début des années 70 que les Bretons ont progressivement abandonné les porcheries dites "danoises" - le cochon (animal particulièrement propre) faisait ses déjections dans un couloir en contre bas de son aire de couchage avec production de fumier enlevé tous les 2 ou 3 jours - pour adopter le système Hollandais où les porcs serrés les uns contre les autres dorment et déjectent sur caillebotis avec fosse à lisier en dessous. Ce système caillebotis évite le nettoyage journalier ; aussi il a séduit les Bretons qui s'y sont engouffrés, et d'autant plus que ce type de bâtiment favorise les gros élevages - économie d'échelle oblige.

 

C’est un modèle aujourd’hui périmé. Pourquoi ?

 

       Ce modèle est remis en cause pour plusieurs raisons :

Ce type de bâtiment dégage en permanence (ventilation) des mauvaises odeurs qui rendent la vie du voisinage insupportable ; l'épandage a les mêmes inconvénients sur toute une région.

L'azote du lisier est pour les 2/3 sous forme minérale, donc lessivé dès les grandes pluies, d'où sa forte contribution à la pollution de l'eau.

Le dégagement d'ammoniac de ce type de porcherie contribue aussi à polluer l'air. La Bretagne porcine est l'une des régions les plus polluées d'Europe en ammoniac et en nitrates.

 

Même l'efficacité économique de ce modèle est en cause.

 La concentration des animaux le rend vulnérable sur le plan sanitaire ; les pays nordiques en font les frais (peste), mais aussi nos élevages bretons avec des maladies insidieuses, telles que cystite, avortement, infection pulmonaire, nanisme...

Ce type de bâtiment nécessite une ventilation permanente coûteuse et difficile à maîtriser, ce qui accentue les problèmes respiratoires qui touchent aussi le porcher lui-même. La difficulté pour les gros éleveurs de trouver des porchers n'est pas sans raison, voir les statistiques MSA du cancer du poumon  chez les porchers.  

Le bâtiment en lui-même est coûteux, inutilisable pour une autre production, difficilement transmissible, sinon à un héritier unique ou à une société.

Les nombreuses et parfois violentes manifestations des porchers sont là pour nous le rappeler très régulièrement, en fonction du coût d’importation du soja OGM qui rentre en très grande quantité dans l’alimentation des cochons. La Bretagne étant dans l’état environnemental que l’on connaît, il y devenait de plus en plus difficile de continuer les implantations de cochonneries industrielles qui n’ont cessé, elles aussi, de « grossir ». Beaucoup fabriquent des dizaines de milliers de cochons par an. Ce business est sous le contrôle de grands groupes qui comme dans l’industrie sont soumis à la pression des financiers.

 

 

 

 Pourtant les alternatives existent !

Ces solutions Alternatives peuvent être classées

en deux grandes catégories :

 

 Elles permettent de trouver des solutions sur le plan sociétal, environnemental, et économique !

 

 

-1ère Catégorie : 

         SOIT ON NE PRODUIT PLUS DE LISIER :

 

Alors on change le mode d’élevage pour polluer un minimum acceptable, raisonnable

et en privilégiant la qualité de la viande c’est :

 

        

 

 -soit l’élevage en plein air !

           (qui peut être certifié bio).

 

  Aucun élevage (bio ou non) de ce type n’existe dans notre département alors que le marché est en forte progression (même maintenant des supermarchés proposent cette viande). C’est le mode le plus respectueux de l’environnement, du bien être animal, et qui produit une viande d’excellente qualité sanitaire et gustative.

    Ce type d’élevage est parfaitement rentable et est équipé de laboratoires qui permettent la transformation en produits finis. Enfin il génère de vrais emplois locaux ! : un élevage ayant une production annuelle de 160 cochons permet d’employer 3 à 4 personnes !

 

    A noter que le prix d’achat de cette viande, est plus élevé de10 à 20% que celui du cochon industriel. Mais il s’agit d’un tout autre produit ayant du goût, ne contenant pas de molécules chimiques néfastes et perdant beaucoup moins d’eau à la cuisson. Il est facile de réduire légèrement sa consommation et donc de rester dans le même budget : c’est un choix personnel du consommateur.

 

   C’est la solution préconisée par SEVE, car en plus ce produit s’inscrit dans la tradition Bourguignonne.

  

 

-soit l’élevage

sur litière bio-maîtrisée

(paille ou sciure)

 

 

 

 

 

 

En effet, et c'est l'une des grosses différences avec le bâtiment caillebotis : dans le lisier les germes pathogènes (germes provoquant des maladies) se développent, alors qu'ils sont détruits en litière bio-maitrisée. La porcherie à lisier nécessite lavage et désinfection à chaque lot, ce qui tue tout microbe, bon et mauvais. Dans la porcherie bio-maîtrisée un bon microbisme s'installe, qui détruit les germes pathogènes, et l'expérience montre que cela marche bien. Le lisier avec la litière se transforme progressivement en compost, très concentré, riche en humus, phosphore et potassium, donc d'une grande richesse agronomique qui répond parfaitement aux besoins de l’agriculture.

 

 

-2ème Catégorie :

             SOIT ON TRAITE LE LISIER SANS EPANDAGE:

 

            Plutôt que d’épandre ce polluant (ammoniac, nitrates métaux lourds, germes pathogènes plus les odeurs…) sur des prairies à bovins pouvant bénéficier du label « Bœuf de Charolles) !!!

Dans cette catégorie 2 techniques existent:

         -  Soit par compostage du lisier avec des déchets verts, des boues d’épandage... Permettant de régler la gestion de nos déchets sur un secteur donné (à l’échelle d’une commune ou d’une communauté de communes par exemple), évitant ainsi des transports par camion à 30 ou 40km dans une usine de traitements comme cela se pratique actuellement dans le secteur Autunois.

Le produit fini étant du compost, cette méthode permet de régler en grande partie les risques de pollution des nappes phréatiques, et réduit considérablement les odeurs. Cette méthode est utilisée en Bretagne et même dans notre département ! Mais elle n’a jamais pu être mise en œuvre pour traiter les 4000m3 de lisier de la cochonnerie EARL LAMARRE malgré beaucoup de promesses !

         - soit par méthanisation, solution plus récente permettant de produire du gaz méthane qui peut ensuite servir de combustible pour se chauffer ou produire de l’électricité (procédé très utilisé en Allemagne).

Mais, attention, ces techniques, si elles permettent notamment de régler les problèmes de pollution, ne modifient en rien ni la qualité de la viande qui demeure donc très médiocre, ni le respect du bien être animal.

SEVE a accepté de donner néanmoins son accord de principe pour l’une ou l’autre technique afin de trouver une solution raisonnable et acceptable.

 

Nous sommes

 des Citoyens responsables,

et non des intégristes de l’écologie !

 

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