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03 JUILLET 2004 :

COUP DE TONNERRE DANS LE CIEL RECLESNOIS

 

  LE PROJET :

Nous découvrons le projet de l’EARL LAMARRE (extension de l’atelier porcin et de l’atelier bovin) le 3 juillet 2004 dans la presse locale….

Nous nous intéressons immédiatement au projet de la cochonnerie dont les caractéristiques sont les suivantes :

      *Production de porcs

               - annuelle: 4370 porcs

               - mensuelle entre 350 et 400 porcs de 110 à 120 Kg          

                          Soit en permanence environ 2000 porcs sur le site

               

      *Production de 4 109 m3 (au minimum) de lisier par an à épandre

        *Consommation de 7 000m3 d’eau soit 20m3 par jour

        (chiffres annoncés par le Pétitionnaire)

Rejets annuels d’environ 15 000m3 d’ammoniac dans l’atmosphère

 

 

Les Opposants à ce projet se réunissent la première fois le 10 Juillet 2004 à l’appel  d’un Comité de Défense

Il s'agissait d’un projet CACHE, MENSONGER, et TRUQUE

 

Un projet CACHE

En effet ce projet date de plusieurs années

         - La chambre d’agriculture l’a étudié pendant 2 années …

            - Les 4 agriculteurs qui ont donné leur accord pour l’épandage sur leurs terres l’ont fait au mois de février 2004 en gardant le silence

Les documents relatifs à l’enquête publique sont arrivés dans les mairies concernées début mai 2004 !

Aucune information n’a filtré dans le village.

            Nous n’en n’avons pas entendu parler et nous n’en n’avons eu connaissance que le 3 juillet 2004 en lisant dans la presse le compte rendu du conseil municipal de St Forgeot.

Le conseil municipal de Reclesne s’était déjà prononcé (POUR LE PROJET) la semaine précédente….mais l’omerta est aussi une caractéristique reclesnoise.

         Enfin, la date de lancement de l’enquête publique n’est sans doute pas anodine : début des vacances d’été de plus le 14 juillet compte dans la période des 15 jours que dure l’enquête publique….

         Ensuite, le Maire nous refuse la photocopie du dossier…mais heureusement la Sous Préfecture fait le maximum pour nous le  procurer

         Nous demandons une prolongation de l’Enquête publique à l’Enquêteur public mais celle-ci est refusée du fait que le dossier, « bien que volumineux n'est pas ardu ».

 

Un projet MENSONGER

 

 

 Le dossier soumis à l’enquête publique

            Dans ce  dossier de demande d’autorisation d’exploitation réalisé par la Chambre d’Agriculture 71, signé par l’EARL LAMARRE, étudié par le conseil municipal, et assimilé par le Commissaire enquêteur celui ci nous a dit 

     « avoir parcouru la commune de RECLESNE pour s’imprégner du contexte »

                                  

 

Comment a-t-on pu oublier, sur les plans du dossier, 4 habitations, groupées en bordure de route, à une centaine de mètres

du restaurant du village ?

 

      

    

        Réponse : il s’agit d’une simple erreur due au cadastre…

         Pour nous, Citoyens, c’est parce qu’une zone d’épandage d’environ 20 hectares est située à  proximité…

 

         Comment a-t-on pu oublier les ruisseaux et

les zones inondables sur les plans du dossier ?

 

          Réponse : nous avons travaillé à partir de cartes IGN…

Pour nous, c’est parce que chaque zone d’épandage est elle-même traversée par des ruisseaux.

 

Pourquoi le Demandeur annonce le 10 Juillet, sur la place de la mairie seulement la présence de 400 porcs en permanence sur le site  ? (en réalité il s’agit de la production mensuelle mais un cochon met pratiquement 6 mois pour engraisser !) le chiffre communiqué par le Commissaire Enquêteur est de plus de 1600 porcs soit  4 fois plus !

        

Dans le domaine économique

           

 

Le Pétionnaire et le Maire de RECLESNE nous ont vanté ce projet car il apportait son lot de retombées économiques ?  Alors que :

POUR LA COMMUNE DE RECLESNE

 

Les porcheries n’étant pas assujetties à la taxe professionnelle, aucune ressource  financière supplémentaire ne peut être apportée… Il faut, au contraire, parler de charges supplémentaires car les transports  très nombreux d’animaux, d’aliments, de lisier,… vont générer des nuisances, en particulier  par le passage des épandeurs et des tonnes à lisier sur la route départementale N° 980. Mais tout est prévu ! des itinéraires de délestage par des routes communales sont mentionnés dans le dossier ,mais pas de plan !

Pour nous Citoyens nous pensons que ces routes vont se dégrader davantage et  la commune verra leur coût d’entretien augmenter ! (Notez bien qu’aucun de ces itinéraires de délestage n’est indiqué dans le dossier…)

La commune s’est d’ailleurs empressée de faire procéder à la réfection du chemin (avec s’il vous plait une zone de croisement !) qui conduit à la cochonnerie…

L’enquêteur public s’était même ému de cette situation, puisque dans les remarques formulées dans son rapport du 16 Août 2004, il notait :

« le devenir de la domanialité de la voie communale N° 13

à l’usage exclusif de L’EARL doit être étudié »

 

  (Depuis cette date la commune étudie sans doute le devenir, 

        car rien n’a changé…)

 

Les retombées pour la commune sont donc négatives et par conséquent les contribuables payent.

 

POUR LA REGION

 

         Le Député Jean Paul ANCIAUX, prévoyait des retombées économiques fortes avec la création d’un emploi sur la porcherie (celui du fils) mais aussi, en plus,  20 à 25 emplois indirects…

Et puis cette cochonnerie est destinée à remplacer 6 petites porcheries réparties sur 3 départements. Mais que vont devenir les Porchers qui travaillent actuellement dans les 6 dites porcheries ? Le devenir de ces 6 Porchers ne semblait absolument pas préoccuper M. LAMARRE à qui la question a été posée le 10 Juillet 2005, jour de la réunion d’information organisée  à RECLESNE.

 

POUR L’ABATTOIR D’AUTUN

 

       Les groupes de pression prétendent que si cette porcherie ne se réalise pas, l’abattoir d’Autun est condamné.

       Ces affirmations relèvent du chantage car :

   1° l’EARL LAMARRE possède déjà 6 porcheries d’engraissement, dont 4 dans le 71 et  les quantités d’abattage de porcs à Autun étaient minimes…

 

   2° aucun contrat n’est signé avec la nouvelle cochonnerie qui ne génère pas une augmentation significative de volume d’activité avec seulement quelques « cochons Lamarre » par semaine:

 

LA PREUVE : Plus de 6 Années après la mise en production de la cochonnerie, l’abattoir d’Autun malgré, des contrats signés avec des partenaires extérieurs, et tous les efforts consentis par la Communauté de communes de l’Autunois (CCA) est dans une situation toujours préoccupante !

 

et la CCA ne cesse de voter des subventions !

 

POUR LES SUBVENTIONS ALLOUEES

 

         Le représentant de la société TECHNIPORC prétendait à la réunion du 10 juillet 2005 qu’aucune subvention n’était attribuée à la filière porcine.

         En réalité le conseil régional et le conseil général subventionnaient. Le Conseil régional, le 18 juin 2004, a voté pour le soutien à cette filière porcine régionale une somme de 132 970 €uros (adaptation des ateliers, diagnostics de gestion des truies, diagnostics ‘qualité environnementale’, démarches qualité, traçabilité, marque Porc qualité Bresse Bourgogne, et animation et communication….)

Le principe est simple : les sommes sont versées à des « Maître d’Ouvrages » qui effectuent différentes prestations y compris chez les porchers à des tarifs inférieurs de l’ordre de 60%, comme par exemple pour les diagnostics de gestation des truies par écographies (subvention de 7 290 € pour 2700 diagnostics soit 2.70 € l’unité pour un coût réel de 4.50 €). Alors que notre sécurité sociale réduit le nombre d’échographies aux femmes enceintes !!!

.La société TECHNIPORC reçoit à elle seule une subvention de 39 643 € du Conseil Régional

 

MENSONGER AUSSI SUR LE TRAITEMENT DU LISIER

 

         Dans le dossier établi par la chambre d’agriculture, il est envisagé la possibilité de composter le lisier avec les déchets verts d’Autun.

 Mais le  Maire d’Autun n’a jamais entendu parler du projet…

 

SEVE a accepté le principe de cette solution

(ou bien la méthanisation)

au cours de son AG de 2010.

 

Mais ce dossier ne verra jamais le jour malgré le fait :

  - 1) qu’il a été mentionné dans le 1er arrêté préfectoral de 2004 : 

 

« la totalité des fumiers de l’élevage bovin seront compostés avec le maximum de lisier de porcs conformément aux procédés définis par la réglementation en vigueur… »

 

LE COMPOSTAGE DU LISIER N’A JAMAIS MIS EN ŒUVRE PAR L’EARL LAMARRE

        

 

 

 

 

    -2) qu’il a été pris en compte dans le rapport du Commissaire Enquêteur

     du 3/12/2005 :

 « une analyse poussée a été faite par la Chambre d’Agriculture 71

faisant mention d’un coût de 270 000 € »

 

  - 3) que le Vice Président chargé de l’environnement, -que nous avons 

    rencontré à 2 reprises-, nous a confirmé qu’il était extrêmement favorable au 

    compostage.

 

  -4) qu’il a fait l’objet d’une lettre du Vice Président du CG71, chargé de 

   l’agriculture, (Mr GILLOT) suite à une visite en Bretagne au CRECOM, pour 

   demander à la Chambre d’Agriculture une étude de compostage des

   lisiers pour les cochonneries de RECLESNE et St GERVAIS en VALLIERE.

     A noter qu’une station de compostage fonctionne sans problème, depuis 

     plusieurs années, en Saône et Loire à DEVROUZE

 

 -5) qu’en constatant qu’aucune réponse n’était donnée, le Président de la 

    CCA d’AUTUN organisait une réunion egroupant toutes les parties concernées 

    pour faire le point sur ce dossier….

    Cette réunion se concluait par une nouvelle demande d’étude du compostage 

    à la Chambre d’Agriculture…sans réponse à notre connaissance…

 

 - 6) que devant ce constat, le Président de la CCA demandait en Octobre 

   2010 qu’une étude technique et financière soit mise en place directement par 

   les services de la CCA …..qui envisageraient plutôt une étude 

   de méthanisation…

 

- 7) que SEVE ait sollicité en 2012, le nouveau Député Philippe Baumel.

    Il est intervenu au niveau du CG 71 en Novembre 2012 sans réponse à ce 

    jour.

 

         Nota : en 2012 il faut un délai de 6 mois pour qu’une station de traitement de lisier soit installée en Allemagne…

 

 

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