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        Notre combat contre les services de l'état, contre la Chambre d'Agriculture, contre la FNSEA, contre le lobby agro alimentaire c'est déroulé en 3 épisodes.

       1er épisode 

    Il débute le 3 Juillet 2004, jour   de la découverte du 1er projet.

    Il se termine le 14 Novembre 2008,

date de l’annulation par le TA  de          DIJON de l’arrêté préfectoral d’exploiter…       

                                                       

      2ème épisode 

  

    Il démarre le 19 Novembre 2008 après

 la signature par le Préfet du 2ème arrêté

(provisoire)   d'expoiter                                  

   Il se termine le 30 Avril 2010 par la signature du 3èmearrêté préfectoral d’exploiter        

 

 

           3ème épisode 

   Il démarre le 30 Septembre 2010 date du dépôt par SEVE d’un recours au TA de DIJON et continue…

 

 

 

Cela valait-il la peine de dépenser

autant d’énergie et de temps ?

 

 

OUI et OUI et OUI, sans aucun doute.

 

OUI

      

       NOUS AVONS ETE DES LANCEURS D’ALERTE  

                         NOUS LE REVENDIQUONS !

     ET NOUS EN SOMMES FIERS !

 

OUI

 

     -Cela a permis de stopper l’encochonnement

      de la Bourgogne et surtout de la Saône et Loire.

        Sur la bonne vingtaine de projets recensés en 2004, seuls deux ont été réalisés et fonctionnent.

 

OUI

 

    -Notre combat totalement apolitique a permis

      une prise de conscience des citoyens, sans toutefois aboutir aux changements indispensables, puisqu’une majorité d’agriculteurs continue de suivre aveuglément la F.N.S.EA. qui est le bras séculier du lobby industriel de l’agro-business.

 

Constats et réflexions

 

L’ensemble de l’analyse faite par S.E.V.E en 2004, s’est révélée malheureusement exacte.

 

Fabriquer de la viande industrielle sans valeur ajoutée :

  - à partir d’aliments principalement importés (soja O.G.M. importé, entre  

      autre, des USA, du Brésil …….) devenant de plus en plus chers,

  - en utilisant massivement des produits chimiques et pharmaceutiques,

  - en ne créant quasiment aucun emploi,

  - en dégradant l’environnement : terre, eau, air,

  - en ne prenant pas en compte la santé humaine (Antibio-résistance par   

      exemple…),

  - en ne respectant pas le bien-être animal,

  - en ne générant que très peu de profits, voire même des pertes que le

     citoyen rembourse sans le savoir avec ses impôts.

 

 

C’est une erreur fondamentale en tous points de vue.     

 

 

En particulier, c’est une impasse économique pour nos éleveurs, car des complexes porcins de taille gigantesque (plusieurs centaines de milliers de cochons) se créent dans le monde, y compris en Europe, ce qui tire les prix vers le bas.

        Alors qu’on peut noter une demande de plus en plus forte de viande porcine de qualité (y compris dans les grandes surfaces), demande qui est très loin d’être satisfaite par manque d’élevages voulant sortir de la « pensée unique »  imposée par la F.N.S.E.A. et son lobby. Notre région, la Bourgogne, jouissant d’une image basée sur la qualité de ses produits, n’a pas eu le courage ni l’intelligence, de lancer des productions porcines de qualité, comme l’a fait l’Auvergne par exemple.

        Les fameux « jambons du Morvan » sont élaborés avec du cochon industriel venant d’on ne sait où !!!

 

Pourquoi en est-on là ?

 

-  parce que nous sommes en France !

-  parce que les consommateurs ne sont pas organisés en face d’un lobby

   hyperpuissant !

- parce que les dirigeants écologiques font passer leurs intérêts personnels avant

   la défense de l’environnement et le soutien aux Citoyens-militants qui se

   battent sur le terrain,

- parce que les représentants des citoyens-élus (de tout bord) n’assument pas

   leurs responsabilités (à quelques rares exceptions),

- parce que l’Administration, Préfet en tête, est activement complice du lobby

   industriel.

 

Tout ceci est symptomatique du mal qui ronge la France.

 

        On préfère le statu quo en polluant, et en subventionnant avec notre argent, plutôt que d’imposer et d’accompagner un changement dont la nécessité est évidente.

 

Perspectives et avenir

 

 

         Pour ce qui est des installations existantes, à défaut d’une conversion sur litière bio-maitrisée (paille, sciure …), il serait grand temps de traiter le lisier (techniques de compostage, de méthanisation …).

        Nul doute que l’étude de compostage doit être parfaitement finalisée. En effet elle a déjà fait l’objet de plusieurs études par la Chambre d’Agriculture de Saône et Loire (2004, 2005, 2009…) et relancée à nouveau par la CCA le 8 juillet 2010. Participaient toutes les autorités compétentes et les parties concernées (Conseil Général, Conseil Régional, Chambre d’Agriculture, Parc du Morvan, Veolia, Services Techniques de la ville d’Autun, Maire des communes avoisinantes, Associations SEVE et AME…), avec l’exploitant (l’EARL LAMARRE) qui en avait accepté le principe.

        Actuellement une autre solution est étudiée par la Communauté de communes d’AUTUN, qui consiste à méthaniser le lisier mélangé à d’autres déchets.

        Là aussi, nul doute qu’une solution sera rapidement trouvée, c'est-à-dire, dans les 5 à 10 ans à venir ………..

        Pauvre France, et surtout pauvres Jeunes qui auront à payer ce manque de courage et de compétences. Ils ne pourront même pas compter sur l’action de l’ensemble du mouvement écologique que ses dirigeants ont discrédité durablement pour obtenir quelques postes bien rémunérés : leur mission était la défense de l’Ecologie, ce qu’ils ont oublié ! et non la défense de leurs intérêts personnels.

        Dans ce triste paysage, on peut noter qu’actuellement seuls le Maire d’Autun et le syndicat de la Confédération paysanne, ont le courage de poursuivre leur engagement à nos cotés.

 

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