Analyse du Projet 2004  
 
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ANALYSE DU PROJET

PAR SEVE 

 

POURQUOI NOUS REJETONS FERMEMENT

 CETTE COCHONNERIE INDUSTRIELLE ?

 

1-CE PROJET NE RESPECTE PAS L’ENVIRONNEMENT

               L’étude d’impact est inexistante

                      au niveau de son contenu

 

 Ceci est confirmé tout d’abord par l’avis d’un expert en hydrobiologie, dont SEVE s’est attachée les services et qui conclut à une absence totale d’étude d’impact en regard de la législation  (Cabinet TELEOS - 25220 ROCHE LEZ BEAUPRE).

Le même Cabinet TELEOS constate que l’étude d’impact est tout autant inexistante en ce qui concerne les milieux aquatiques (loi du 03 Janvier 1992 sur l’eau).

Le Cabinet souligne également que la connaissance et la prise en compte de la qualité hydro écologique actuelle des eaux superficielles (TERNIN, ARROUX, plus des  réseaux  hydrographiques  secondaires  totalement  occultés  dans le  dossier du  pétitionnaire  et  dans le  rapport  du  Commissaire  enquêteur)  et  des  nappes, font  totalement  défaut, ce qui ne  peut  être  admis  et  donc devrait entraîner  un complément d’études.

 

La Chambre d’agriculture, qui a monté le dossier, reconnaît que 74% des terrains retenus pour l’épandage ont une aptitude mauvaise ou médiocre, qu’ils sont hydro morphes, et qu’ils ont un risque de lessivage fort, ou très fort.

 

 La qualité de l’eau est fortement menacée par les 4109 m3 de lisier qui seront épandus sur une zone d’emprise de 250 ha.  Malgré  l’argutie  du Pétionnaire consistant  à  évoquer « une petite pluie fine de 2,5mm », (réunion publique avec Corinne Lepage à Autun)  la quantité de lisier reste identique.

 

Six Maires (dont ceux des communes concernées par le plan d’épandage) et les Présidents des SIVOM ont manifesté leurs plus vives  inquiétudes à ce sujet  auprès des  services  de la Préfecture sur le  problème de  l’eau, tant sur le plan qualitatif que quantitatif.

Il est a remarqué que le Maire de RECLESNE soutenant sans réserve la cochonnerie

ne s’était pas joint à ses Collègues !

Cette réunion à la Préfecture provoquera de la part du Préfet, une demande d’enquête datée du 7 Octobre 2004, confiée à la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN).

La DIREN remet son rapport à la Préfecture le 28 Octobre dans lequel on peut lire : « l’étude d’impact présente dans son état actuel un manque substantiel d’appréciation du risque (hydrogéologique, pentes) pouvant constituer des motifs d’annulation d’un éventuel arrêté préfectoral »

 

Les nuisances olfactives ne peuvent être évitées : ce n’est pas la demande de l’Enquêteur Public de varier, si possible, les trajets des citernes d’épandage (tout le monde doit en profiter !) qui rassurera les 2250 habitants concernés. Les risques épidémiologiques deviennent de plus en plus forts (la grippe porcine devient une préoccupation mondiale), du fait de  l’épandage de lisier sur les prairies  destinées à l’élevage de bovins (risques de transmission de germes pathogènes).

 

2-CE PROJET UTILISE UNE TECHNIQUE CONDAMNEE

C’est la raison principale de la pollution pour

des décennies de la Bretagne

 

            La technique utilisée pour l’élevage, (HORS SOL sur CAILLEBOTIS INTEGRAL), est déjà interdite dans de nombreux pays du Nord de l’Europe. De plus à partir de 2008, l’application de la loi européenne aux élevages porcins, interdira ce que tous les éleveurs de cochons sur caillebotis font actuellement : couper la queue des cochons,  arracher ou limer les dents… (si elle est transcrite en droit français)

 Nota : en 2012 en France la loi n’existe toujours pas !

         Cette technique de production sera impossible à pratiquer. Depuis quelques années, certains marchés importants se sont fermés aux cochons élevés sur caillebotis : les Anglais refusent d’acheter les porcs ayant la queue coupée, synonyme d’élevage sur caillebotis. Déjà, au Danemark, 30 à 40% des élevages de ce type se sont reconvertis pour accéder à nouveau au marché anglais. La tendance ne fait que s’amplifier dans toute l’Europe mais commence seulement en France….

 

3-CE PROJET EST DESASTREUX SUR LE PLAN DE L’ECONOMIE LOCALE.IL EST EXCELLENT POUR LES INDUSTRIELS DE LA FILIERE MAIS CERTAINEMENT PAS POUR L’ELEVEUR QUI ASSUME

TOUS LES RISQUES !

 

La création d’un emploi ou d’un demi-emploi ? (Celui du fils Benoit LAMARRE) ne compensera pas ceux qui seront supprimés par la fermeture des six porcheries actuellement réparties sur quatre départements.

En réalité la création cet emploi (voire ce demi-emploi) a même été différée d’une année. A ce jour aucun emploi n’a été créé, même pas pour le fils !

 Monsieur LAMARRE affirmait, à la conférence débat, que l’élevage des cochons induisait des emplois. C’est d’ailleurs écrit dans le rapport de l’Enquêteur. Il nous annonçait que les 4 370 cochons de la cochonnerie de RECLESNE apporteraient cinq, voire six emplois induits dans notre secteur.

                                               

 L’EARL vient de prendre 7 % du capital de la nouvelle société BOURGOGNE MORVAN SALAISONS, avec trois autres éleveurs, ayant une production totale de près de 16 000 cochons. Les chiffres de production de jambon ont été publiés par les journaux, mais pas le nombre précis du personnel licencié.

 

 

Le lobby agroalimentaire s’organise !   

Pauvres « petits éleveurs » !

 

 

Dernière nouvelle : l’EARL LAMARRE vient de constituer encore une nouvelle société : La SARL PORCS DU FOLIN

La « tête de pont » de l’encochonnement est en place !

          Cette société a pour objet le négoce d’aliments, l’achat et la vente de matériel, le transport d’animaux et de matériel…

L’avenir de l’abattoir d’Autun … est aussi un argument purement théorique ; malgré un article de presse complaisant, rien de nouveau.

 

On a voulu nous faire croire que cette cochonnerie allait créer des emplois, des emplois dont tout le monde parle mais que personne ne voit… comme malheureusement lorsque l’on se sert d’arguments sociaux pour nous faire avaler un projet néfaste.

Qui dédommagera les propriétaires immobiliers de RECLESNE de la baisse de la valeur de leurs biens, qui dans certains cas, deviendront invendables ?

Comment poursuivre le développement du Tourisme Vert dans l’Autunois, avec de telles nuisances ?

             La renommée des porcheries industrielles sur caillebotis avec l’épandage du lisier n’est plus à faire !

Il serait grand temps de tenir compte des expériences malheureuses du passé !

La commune de RECLESNE ne recevra aucune taxe professionnelle, elle devra assurer un entretien plus fréquent du chemin communal desservant la cochonnerie et son patrimoine immobilier sera dévalué pour un intérêt personnel

 

4-CE PROJET EST DESASTREUX SUR LE PLAN FISCAL

CONTRIBUABLES, TOUJOURS PLUS POUR LES COCHONNERIES

                              

Nos impôts pour les cochonneries :

Après les 132 000€ attribués par le Conseil Régional de BOURGOGNE, pour le développement de la filière porcine (le Vice-président nous a dit le 02.11.2004, qu

« ce n’était pas grand-chose,   par rapport à l’élevage bovin ») 

 

Après les 7 MILLIONS (d’€) pour la cessation d’activités des éleveurs porcins en difficulté, nous apprenons dans le journal « La Montagne » de la mi-novembre 2004, par Monsieur Hervé GAYMARD, Ministre de l’Agriculture, que « la filière a été confrontée à une grave crise qui a atteint son paroxysme au cours de ces derniers mois. Pour y répondre, j’ai pris ou encouragé un certain  nombre de mesures de nature sociale, conjoncturelle, ou structurelle……… je suis parvenu à obtenir …… de la commission des mesures de stockage privé à hauteur de 80 000 tonnes……….(coût 50 MILLIONS ) J’ai mobilisé, dès le premier semestre 2003 le fonds d’allègement des charges à hauteur de 5 MILLIONS €, une enveloppe fac spécifique de 5 MILLIONS € ; a également été mobilisée pour les élevages hors sol………….

 Mais la crise porcine est profonde et exige des mesures structurelles, c’est pourquoi, un plan d’action en cinq ans pour la filière porcine française doté d’une enveloppe de 15 MILLIONS € a été décidé. Ce plan d’action a pour objectif de préserver le potentiel de la filière porcine, tout en veillant à ce que les éleveurs atteints par la crise puissent se reconvertir dans de bonnes conditions ».

Les pouvoirs publics ne peuvent subventionner, d’une part, la fermeture des porcheries industrielles, et d’autre part, le développement de nouvelles porcheries appelées à être condamnées à court terme.

 

Comment peut-on accepter une telle gabegie de nos impôts ?

 

5-CE PROJET EST DESASTREUX SUR LE PLAN DE L’IMAGE DE LA BOURGOGNE.

 

 QUE VEUT-ON FAIRE de NOTRE REGION ?

 

La Bourgogne, berceau de l’Europe, a acquis une renommée mondiale par son Histoire et la qualité de ses produits : vins fins,  cassis, pain d’épices, poulets de Bresse,  viande Charolaise,  fromages …

La Bourgogne a su attirer des Européens riches (par exemple environ 25 000 Hollandais, Anglais, Allemends,..) qui y dépensent sans compter, restaurants, châteaux, demeures anciennes et vieilles fermes,- apportant par là un flux d’argent et d’activités très bénéfiques pour la région.

                  Des pseudos labels…

 

« PORC BRESSE BOURGOGNE » ou «  BLANC BLEU CŒUR ? »

L’EARL demandait également le label « PARC DU MORVAN »

 

Un comble, la commune de RECLESNE a toujours refusé de faire partie

 du Parc Naturel Régional du Morvan !

Plus personne ne s’y retrouve… Ne prendrait-on pas le CONsommateur pour un imbécile ?

Nos impôts ont servi à payer, par l’intermédiaire du Conseil Régional de BOURGOGNE, l’étude et la promotion de la marque collective « PORC BRESSE BOURGOGNE » qui était un des éléments mis en avant pour justifier la cochonnerie  de  RECLESNE : « un cochon  de  qualité, avec une alimentation bi phase », bref, ce qu’il y avait de mieux. Vous avez sans doute vu des affiches dans certaines boucheries charcuteries de la région.

Et bien, c’est déjà terminé. La réussite de cette publicité trompeuse n’a pas été au rendez-vous, car le consommateur le sait, le cochon industriel de BOURGOGNE ou de BRETAGNE est le même et l’ INAO (Institut National des Appellations Contrôlées) que nous avons informé a mis un terme à cette tromperie !

Alors, on change tout ; on crée à nouveau une association, que l’on baptise cette fois-ci, « BLEU BLANC CŒUR », pour nous administrer  la potion magique qui actuellement fait des miracles dans le marketing, c’est-à-dire, l’OMEGA 3.

Adieu, le PORC BRESSE BOURGOGNE. Bonjour, le porc BLEU BLANC CŒUR !

Cette fois-ci, c’est promis, nous allons pouvoir déguster un cochon de proximité à l’OMEGA 3, pour sauver notre système cardio-vasculaire…

Après la margarine, le pain…. Voici le Cochon à l’OMEGA 3, malheureusement après analyse, sa chair n’en contient pratiquement pas …

 

Ces désignations trompeuses cachent du COCHON INDUSTRIEL pouvant être

« FABRIQUE N’IMPORTE Où !!! »

 

      Nul doute que ceci aboutira au déclin de la réputation des produits bourguignons, alors même que les orientations du Marché nous disent que les consommateurs souhaitent la qualité plutôt que la quantité.

 

Nous avons le devoir de nous opposer à livrer cette même Bourgogne aux aberrations de l’élevage intensif et à la sacrifier à ‘l’encochonnement industriel’ pour quelques intérêts particuliers.

Mobilisons-nous pour que le Morvan, et en particulier l’Autunois, avec ses prairies sans lisier, puisse bénéficier d’une appellation d’origine contrôlée pour la viande bovine « Viande de Charolles ». L’enjeu est sans aucun doute extrêmement important pour notre région, mais on semble vouloir l’ignorer.  Un lien avec la cochonnerie existerait-il ?

Il serait donc possible d’obtenir une AOC « Viande de Charolles »

avec des prairies polluées par le lisier ?

 

En 2012 les prairies arrosées de lisier font partie de l’appellation :

                                   « Terre du Bœuf de Charolles »

 

Qui défend les Consommateurs ?

Certainement pas leur représentante au

Comité Départemental d’Hygiène (UFC Que Choisir)

qui a voté pour la création de la cochonnerie !

Un comble !!!!

 

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