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ACTIONS DIVERSES

LE 13 AVRIL 2005 LE CONSEIL GENERAL NOUS INVITE A UNE VISITE DE PORCHERIES !

 

         Cette visite avait été demandée au Président du Conseil Général par le Collectif contre l’Encochonnement de la Bourgogne pour mettre en valeur les porcheries sur paille (sans lisier). Elle devait se dérouler en Bretagne dans des porcheries récentes.

 

 

         La visite Bretonne était beaucoup trop risquée. Les services du Vice Président chargé de l’agriculture, Monsieur Gillot, ont pris les choses en main et nous sommes allés en région Rhône Alpes…  Belle manipulation ! Organisation parfaite !

            

Pourquoi avoir fait visiter un épouvantable élevage sur paille - où les animaux se vautraient dans leurs excréments ….. , en laissant penser qu’il s’agissait de litière bio maîtrisée. C’est le Président de SEVE qui, après discussion avec un technicien d’ Interporc, a demandé une mise au point pour préciser qu’il ne s’agissait absolument pas d’un élevage sur paille bio maîtrisée représentatif (comme on voulait nous le faire croire !).

La discussion pendant toute la durée du repas de midi, avec l’éleveur conforte notre point de vue à ce sujet….

        

       Mais les images sont bien plus fortes que les mots, et ainsi, la représentante de Que Choisir, qui siège au C.D.H., a fait remarquer sur la route du retour : « Je suis pour les cochons sur caillebotis, car, sur paille, ils sont sales et sentent mauvais ». Objectif atteint !

D’autre part, pourquoi tirer des conclusions - dès midi – devant les caméras de France 3,! Alors que la partie la plus intéressante s’est déroulée l’après-midi ?

 

                                                           Fallait-il déployer tous ces moyens pour que le Vice-président du Conseil général chargé de l’Agriculture, Monsieur Christian GILLOT, s’extasie  devant la découverte d’un enfouisseur de lisier, moyen qui existe depuis des décennies, et qui est couramment utilisé en BRETAGNE. Trois clics sur Internet permettent de tout connaître de ce moyen « révolutionnaire » dont les limites et l’efficacité sont parfaitement décrites. (Inaptitude à l’épandage sur prairie)

                                              

       

 La très grande majorité des participants à ce voyage étaient des partisans farouches des élevages sur caillebotis et contrôlaient parfaitement le déroulement de ce voyage. Analyse que partage également le Président de l’association « Bien Vivre à  ST GERVAIS » et du Collectif contre l’encochonnement.

 

Nous avons pu également constater que, dans les élevages sur caillebotis, tous les cochons avaient la queue coupée. En ce qui concerne l’arrachage des dents …..impossible de se rendre compte bien sûr !

 

 Mais tout le monde a tout de même été stupéfait de constater que, dans la porcherie sur sciure les odeurs étaient extrêmement faibles et surtout que l’on pouvait manipuler la sciure sans protection et sans ressentir la moindre odeur !

 

(on constate la même chose dans le cas d’un élevage sur litière bio- maîtrisée sur paille)

 

 

 ANALYSE DE SEVE DE LA VISITE DES PORCHERIES EN RHONE-ALPES

 

 

TYPE

de porcheries visitées

NOMBRE

OBSERVATIONS

CAILLEBOTIS

2

 

LITIERE ACCUMULEE

1

 

BIO MAITRISEE SCIURE

2

Technique non choisie par le Porcher

Soit issue d’une technique déjà existante

Soit imposée

BIO MAITRISEE PAILLE

0

 

 

 

      3 Porcheries ayant toutes un passé, une tradition familiale, donc moins enclin à l’ouverture sur l’utilisation des nouvelles technologies.

 

     3 Porchers ayant la même analyse : « Si cela était à refaire je ne le referais pas »

 

      3 Porchers ayant le même discours, discours bien formaté.

 

Aucune prise en considération de l’environnement, simplement des mesures prises, parfois, pour limiter des problèmes de voisinage (aucune allusion aux problèmes de pollution de l’air , des sols et de l’eau durant les 3 visites…)

 

L’absence d’une porcherie sur paille bio maîtrisée est très regrettable, de même que la grande confusion qui a eu lieu à la sortie de la 2ème visite où les non initiés pensaient avoir visité une porcherie sur paille bio maîtrisée, alors qu’il s’agissait d’une porcherie sur litière accumulée, technique d’un autre temps !

Cette confusion a nécessité ensuite une mise au point par un technicien !

Mais l’analyse ne peut être faite puisque le vrai modèle n’a pas été visité, et l’image qu’il reste des porcheries sur paille, ce sont des cochons sales pataugeant dans leurs excréments…comme il y a un demi siècle !

 

1° ) DES CONFIRMATIONS :

les odeurs pestilentielles dans et autour des porcheries sur caillebotis

-  le problème de l’épandage du lisier dont seulement les nuisances olfactives sont prises en compte, et qui peuvent être résolues par un en fouissage direct, à condition que les terrains le permettent … Cette technique a semblé innovante à beaucoup alors qu’elle est utilisée depuis longtemps en Bretagne, avec celle des ‘pendillards’ qui limite les odeurs

- la nécessité du rognage des queues, l’arrachage ou le meulage des dents n’a pratiquement pas été évoqué …

la quasi disparition des odeurs dans les élevages sur la sciure bio maîtrisée (de la sciure prise à pleines mains dans la porcherie ne dégage pas d’odeur). Il en est de même pour la paille bio maîtrisée)

le surcroît de travail pour remuer la sciure afin de l’aérer (tous les 15 jours l’hiver et tous les mois l’été)

les possibilités techniques pour régler certains problèmes :

o  Odeurs s’échappant des porcheries par un lavage de l’air

o  Diminution des odeurs d’épandage en utilisant des masquant

o  Diminution des odeurs d’épandage par enfouissement direct dans la terre (utilisable uniquement sur sols cultivés)

 

 

 

2°) DES POINTS D’INTERROGATIONS ENCORE TRES FORTS, CONCERNANT :

 

-  la consommation médicamenteuse plus importante sur bio maîtrisée … la très grande majorité des spécialistes affirment le contraire…

-  le TVM (Taux de Viande Maigre) plus important, l’augmentation semble être de l’ordre de 1% et non de 2 à 3 %

-  le temps de travail supplémentaire … le temps nécessaire pour remuer la sciure ou transporter la paille est parait il très largement compensé par le décrassage très fastidieux à l’eau sous pression des caillebotis à chaque changement de bandes...(Bande = élevage d'un groupe de cochons)

 

 

   LE LUNDI  2 MAI LA FDSEA NOUS INVITE

                       A UNE REUNION

 

          Compte rendu SEVE de la réunion qui se déroulait à BUXY

      

         J’ai constaté tout au long de cette réunion très animée, une totale impossibilité de dialogue constructif, car celle ci n’était pas structurée.

 

         Le fond du dossier, c’est à dire la possibilité d’installer des porcheries industrielles en prenant en compte simultanément l’environnement, la cohésion sociale et la rentabilité économique n’a pu faire l’objet d’aucune discussion sérieuse.

 

         Je suis extrêmement surpris que la FDSEA pour la première fois à l’origine d’une initiative envers les associations soit venue uniquement pour répéter :

         « que les dossiers présentés sont conformes et que si ces installations ne sont pas autorisées c’est la fin du cochon Français qui se verra remplacé par le cochon Polonais de très mauvaise qualité et avec des risques sanitaires »

         D’autre part il subsiste une analyse très différente sur l’analyse faite sur les différentes techniques présentées au cours du voyage d’études en région Rhône Alpes, en particulier l’élevage sur paille est considéré par la FDSEA comme une technique de litière bio maîtrisée alors que le Technicien Agricole à bien précisé qu’il ne s’agissait que de litière accumulée…

 

Je suis également pour le moins surpris que dans une réunion de Responsables ont puissent utiliser des arguments de nature douteuse comme par exemple :

« nous étions là avant vous donc vous devez nous supporter »

« il y a plus de sangliers en Saône et Loire que de porcs et vous ne dites rien »

« j’espère que vos fosses septiques fonctionnent correctement sinon… »

 

 

         Enfin je suis très étonné que la FDSEA organisatrice de cette réunion n’ait aucune proposition d’ouverture à formuler.

 

 

         Le Président de S.E.V.E , lance une invitation au Président de la FDSEA :

 

         Invitation à la FDSEA

Participation à un court voyage d’informations en Bretagne (région de St Brieuc) avec accueil par le Conseil Général des côtes d’Armor) afin de compléter celui organisé en Rhône Alpes qui n’a pas permis une étude complète des solutions alternatives, en particulier de la litière bio maîtrisée.

Monsieur Gillot Vice Président du Conseil Général devrait être du voyage car il souhaite avoir une vue complète sur le problème.

 

SEVE S'ADRESSE AUX DECIDEURS

 

 

 

 

SEVE a adressé une lettre à Monsieur le Préfet, à Monsieur le Député, ainsi qu’à tous les décideurs concernés par le projet de cochonnerie en leur demandant de bien vouloir refuser le projet dans son état actuel.

Cette lettre était accompagnée du dossier « EXCLUSION du LISIER »

réalisé à partir du constat d’urgence

 

 

 

 

 

Extrait de la lettre adressée à Monsieur le Préfet le 30/05/2005

 

« Ces résultats apparaissent, alors que les cartes ne mentionnent pas les drainages enterrés réalisés sur les parcelles de l’EARL LAMARRE. L’Expert avait pourtant demandé, et obtenu pendant l’expertise de la part de Madame LAMARRE les plans des réseaux d’épandage pour lui « faciliter le travail »

Pourquoi ce manque ? L’Expert écrit en partie 2 de son rapport :

 « Sur l’ensemble du territoire prospecté, il existe de nombreuses traces d’aménagements…    ainsi que des réseaux de drainage agricoles enterrés… Ils rejoignent tous le réseau hydrologique superficiel »

 

         Ayant assisté personnellement à toute la durée de l’expertise, j’ai pu constater que, par rapport au plan d’épandage mis à la disposition de l’enquête publique, celui-ci aurait fait l’objet de modifications importantes (ajout de nouvelles parcelles, retrait d’autres, modification de la nature des épandages…)

Par exemple la première parcelle expertisée à Colonge (5.44ha) ne figure pas sur les dossiers d’épandage soumis à l’enquête publique ….

Pourquoi demander l’avis des Citoyens concernés à partir d’un dossier que l’on modifie postérieurement ?

Comment pouvoir expliquer, cautionner de telles méthodes ?

 

         Nous vous prions de trouver ci joint un ‘dossier exclusions du lisier’  réalisé par nos soins. Ce dossier confirme bien que les exclusions que nous avions évaluées, étaient tout à fait réalistes à partir du moment où l’on prend en compte tous les rus, toutes les pentes supérieures à 7%, et les parcelles éloignées de l’exploitation mentionnées dans le rapport de l’Expert.

 

         Dans ces conditions et puisque le plan d’épandage du lisier ne peut que subir des modifications substantielles, nous vous demandons de bien vouloir refuser le dossier.

 Il va de soi que vous ne  pouvez vous arrêter aux conclusions du rapport :

-          sans lien avec le corps du texte

-          inacceptables dans un constat d’urgence qui n’a pour mission que de CONSTATER des faits et qui interdit tout JUGEMENT DE VALEUR.  

        

         En ce qui concerne les rus on ne peut admettre qu’un ru à sec va le rester, et donc que l’on pourra épandre ; en effet un événement climatique peut très rapidement le transformer en torrent ! Enfin il est utile de rappeler que Monsieur LAMARRE a pris l’engagement, devant plusieurs centaines de personnes au cours de la conférence débat du 30 septembre 2004 à l’Hexagone à AUTUN de ne pas épandre pendant la période touristique des mois de Juillet et Août.

         Nous nous permettons également d’attirer votre attention sur le fait que la quasi-totalité des Responsables politiques concernés (à l’exception du Maire de RECLESNE), ont condamné le projet dans son état actuel, et d’une façon plus générale l’élevage industriel sur caillebotis. (cf. revue politique ci-jointe).

Nous souhaiterions vivement que vous preniez en considération ce consensus politique.

 

 

     Le Journal de SAONE et LOIRE établi alors

              un dossier sur les porcheries en 71

 

 

 

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